Le pacte des bouffons

Le Pacte des Bouffons

 

Quel est le point commun entre Mariette, Oscar, Kamel, Lee-Anne et Théo, si ce n’est qu’ils fréquentent tous le même collège? A priori, aucun. En effet, ils sont tous très différents : la petite, le timide, le gros, la grande et l’intello. Et pourtant, ils ont tous le même problème : un “bourreau” qui les malmène, qui leur pourrit la vie… Et aucun n’arrive à s’en sortir seul. Ils décident alors de s’allier et de faire, ensemble, un pacte de solidarité, pour s’entraider. Pour s’en sortir. Le Pacte des Bouffons.

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PAGES 1 & 2 « Le Pacte des Bouffons »

Ci-dessous, les deux premières pages du roman jeunesse que j’ai écrit, « Le Pacte des Bouffons ».

CHAPITRE 1

« La Boulette ! Où es-tu ? Où te caaaaaaaaaches-tu ? Tonio, Greg, à vos marques, prêts, partez !!! Je déclare ouverte la chasse à la Boulette !

– Turlututu-tutu-tutu !!!

– Greg ! Mais qu’est-ce que tu fiches ? C’est quoi, ce boucan ? Franchement !

– Ben, la trompette pour la chasse !

– Non, mais n’importe quoi ! Tu veux qu’on se fasse repérer, ou quoi ! T’es vraiment trop bête. Et d’abord, c’est pas de la trompette qu’ils jouent les chasseurs mais de la clarinette… T’y connais vraiment rien. Concentre-toi plutôt ! »

Théo était mort de peur et courrait aussi vite que possible. La salle des profs, l’infirmerie, où allait-il pouvoir se réfugier ?

« Il ne doit pas aller bien vite le cachalot ! Greg, vas voir dans la cour. Tonio, avec moi. Et arrête de me pousser et de te frotter contre moi ! Fais gaffe : tu vas abîmer mon nouveau sweat O’Neill ! »

Un cagibi. Cela devrait faire l’affaire, pensa Théo. Il s’élança à l’intérieur, ferma la porte et se recroquevilla dans un coin de cette pièce de deux mètres carrés, entre les balais, les brosses et l’échelle. Pourvu que ces horribles brutes ne le trouvent pas ! Avec un peu de chance, ils allaient se lasser et ils finiraient par l’oublier. Bon, d’accord, il ne fallait pas trop rêver non plus…

Théo en avait vraiment marre de ces « chasses » incessantes dont il était invariablement le perdant. C’était toujours la même histoire.

En plus, les odeurs dans ce cagibi étaient vraiment épouvantables : ça sentait le renfermé, l’eau de Javel, le moisi et la vieille chaussure moite. Un coup à devenir asthmatique. Pourquoi cela tombait-il toujours sur lui ?

Bien, surtout, ne pas bouger, ne serait-ce qu’un petit doigt. Ne rien faire tomber (ça changerait un peu). Ne pas se faire repérer. Silence total. Peut-être devrait-il aussi arrêter de respirer…

« Tu l’as trouvé ?

– Non. RAS côté cour.

– Zut !!! Où est-il donc passé ??

– Eh, Martial, il est chouette ton nouveau O’Neill !

– Ouais, cool; hein ?? Je l’ai acheté hier aprèm en ville avec…. Oh ! Mais arrête de me déconcentrer !! Abruti ! La mission rouleau compresseur est notre priorité pour le moment. Allez, suivez-moi. LA BOULETTE !!! OÙ AS-TU ROULÉ ?? »

Théo sentit des gouttelettes de sueurs perler sur son front et le long de son dos. Ses pieds semblaient avoir doublé de volume et son cœur battait la chamade. Ça sentait vraiment, mais alors, vraiment mauvais. Ne rien faire tomber. Il commença à avoir des fourmis dans la jambe droite et il ne sentait plus ses fesses : la sensation était extrêmement désagréable.

Copyright Estelle Demontrond-Box

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